Y'a des jours comme ça.
Ou plutôt des périodes. Des passages dans la vie où l'on est pas malheureux, mais on est pas heureux non plus.
Moi j'suis en plein dedans.
Dans l'attente. L'avenir que je sais meilleur, quoi qu'il arrive. Tout sera mieux que cette attente interminable, cette incertitude qui rythme ma vie depuis bientot 2 ans.
Attendre, attendre, attendre.
Ne jamais être sur de rien. C'est dur pour quelqu'un qui a l'habitude de tout prévoir, comme moi.
Une impression de dégout dans la gorge, une impression de souffle coupé. Du mal à respirer. Une opression.
Une solitude.
Des amis qui s'éloignent et qui reviennent, d'autres qui partent définitivement, d'autres qui restent éternellement.
Un tri à faire plus rapidement, une maturité qui s'acquiert trop vite, une évolution obligatoire.
Des mots qui résonnent dans ma tête, des difficultés à surmonter, tout prend une telle importance ces temps ci.
*Il* est partit. Et alors? Tout serait tellement plus simple si je n'étais pas dans cette situation. Si je pouvais faire comme lui. Si je pouvais être comme eux.
Heureuse, épanouie, sure de moi et de mon avenir.
Leurs traits sont tirés mais la fatigue est différente. Leurs vies sont remplies mais de choses agréables. Un autre monde, un nouveau monde. Qui vous fait oublier l'ancien apparement.
Un monde qui m'effraie parfois, mais dans lequel je veux rentrer. L'espoir.
L'espoir.
Ce fichu espoir qui me fait croire au meilleur alors que parfois arrive le pire. Une autre orientation à trouver, un autre avenir à tracer, une vie différente à créer.
"J'ai dans mes mains autant de lignes, que de destins qui me font signe."
L'envie d'écrire qui me prend, jour et nuit. Me libérer de tout ce qui me bouffe. Je ne parle pas, j'écris. C'est tellement plus simple.
*Fermer les yeux. Ne les rouvrir que dans 4 mois.*